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Posté le 26 janvier 2008
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Lors de rencontres occasionnelles et ouvertes des églises de petites tailles, tous les enseignements peuvent être examinés par toute personne qui peut lire. Les frères et les soeurs qui se connaissent et qui s’aiment sont enclin de prendre en compte, et cela respectueusement, les points de vue des autres, même si cela diffère des leurs. Et même si le groupe n’arrive pas à un consensus, l’amour et non la doctrine continue à les garder ensemble. Tout enseignement, par n’importe qui dans le groupe, même de la part des anciens - pasteurs - superviseurs, est soumis a un examen de tous car l’enseignement demeure dans chaque membre (1 Jean 2:27). Ces contrôles permanents permettent d’éviter tout déraillement.
Ceci constitue un vrai contraste par rapport à la norme dans les églises institutionnelles modernes, où la doctrine de l’églises est établis dès le début et personne n’a le droit de la questionner. En conséquence, les mauvaises doctrines perdurent et deviennent le test primordial pour être accepter. Pour cette même raison, un point dans un sermon peut résulter immédiatement en exode des dissidents qui passent d’un bateau à l’autre afin de trouver momentanée des personnes ayant la même pensée. Ils savent que cela ne vaut même la peine de parler au pasteur de désaccords doctrinaux.
Et même s’il était persuadé de changer son point de vue, il le cacherait des autres membres de l’église et même à ceux qui sont haut placés dans leur dénomination. Les différences doctrinales à l’intérieur des églises institutionnelles produisent des pasteurs qui deviennent des politiciens les plus talentueux dans le monde, des orateurs qui peuvent parler des généralités vagues et éviter tout ce que peut conduire à une quelconque controverse, faisant que chacun pense qu’il est de son côté.
Une tendance moderne
Ce qui est intéressant est que de plus en plus d’églises institutionnelles développent des petites structures dans leurs institutions, reconnaissant leur valeur dans la formation des disciples. Certaines églises vont plus loin, fondant leur structure principale sur ces petits groupes, les considérant comme l’aspect le plus important de leur ministère. Les « rencontres de célébration » plus larges sont de seconde importance au regard de ces petits groupes (au moins en théorie).
Ceux-ci sont des bons pas dans la bonne direction, et Dieu bénit de tels pas autant que sa bénédiction est proportionnelle au degré de notre obéissance à sa volonté. En effet, les églises de maison sont mieux structurées que les églises institutionnelles pour faciliter la formation des disciples. Elles sont à mi-chemin entre l’église institutionnelle et le modèle de maison, combinant les éléments des deux.
Comment comparer les églises institutionnelles modernes et les égises de maisons modernes et anciennes. Il y a certaines différences.
Par exemple, les petits groupes dans les églises institutionnelles servent malheureusement à promouvoir ce qui est faux dans l’église institutionnelle, spécialement la raison de la mise en place de ces petits groupes est de bâtir le royaume du pasteur. Par conséquent, il utilise les gens pour ses propres fins et petits groupes sont biens adaptés à de type de plan. Lorsque ceci arrive, les responsables de ces groupes sont désignés selon leur loyauté à la mère église, ils ne doivent pas être très charismatiques ou talentueux de peur que le diable ne les remplisse des idées selon lesquelles ils peuvent voler de leurs propres ailes. Ce type de politique bloque l’efficacité des groupes, et comme dans toute église institutionnelle, écartent les vrais aspirants dirigeants et les envoyant dans des écoles bibliques, privant l’église de leurs dons, amenant de telles personnes là où ils reçoivent des cours magistraux au lieu d’une formation professionnelle.
Les petis groupes dans les églises institutionnelles sont un peu moins que les cellules de prière. On n’y forme point des disciples. Puisque les gens sont considérés comme étant nourris spirituellement le dimanche matin, les petits groupes se préoccupent d’autres choses que de la parole de Dieu, évitant toute répétition le dimanche matin.
Les petits groupes dans les églises institutionnelles sont souvent organisés par un nombre du personnel de l’église au lieu dêtre conçus par l’Esprit. Ils deviennent un programme de plus parmi tant d’autres. Les gens sont regroupés selon les âges, leurs statut social, leur passé, leur intérêt, l’état civil ou leur location géographique. Les boucs sont souvent mélangés avec les brebis. Toute cette organisation charnelle n’aide en rien les chrétiens à apprendre à s’aimer les uns les autres malgré leur différences. Souvenez-vous que la plupart des églises primitives étaient de mélange des juifs et des païens. Ils prenaient régulièrement leurs repas ensemble alors que cela était interdit par la tradition juive. Leur expérience devait certainement être très éducative ! Quelles expériences de la puissance de l’évangile ! Alors, pourquoi pensons nous que nous dévons nous repartir dans des groupes homogènes pour mieux reussir ?
Les églises institutionnelles ayant de petits groupes continuent à avoir leur service de diamanche matin où les spectateurs regardent les professionnels agir. Les petits groupes n’ont pas le droit de se rencontrer lorsque les « vrais » cultes ont lieu, montrant par cela que dans tout cela, c’est toujours les cultes des églises institutionnelles qui sont les plus importants. A cause de ce message, plusieurs, si pas la majorité des participants des cultes de dimanche ne prendront part à ce qui se passe dans ces petits groupes, même s’ils étaient encouragés, considérant que cela n’est pas obligatoire. Ils sont contents d’avoir participé au culte le plus important de la semaine. Ainsi, le concept de petit groupe peut être présenté comme quelque chose de significatif, mais pas aussi important que le culte de dimanche matin. La meilleur opportunité pour la vraie communion, la formation des disciples et la croissance spirituelle est minimisée et négligée. Le mauvais message est passé. Le culte institutionnel est tout le roi
Plus de différences
Les églises institutionnelles ayant de petits groupes sont toujours structurées comme une pyramide d’entreprise où chacun connaît sa place dans la hiérarchie. Les gens qui sont au sommet peuvent bien s’appeler des « dirigeants dans le service », mais ils ressemblent plus à des cadres exécutifs qui sont responsables de l’application des décisions de la direction. Plus l’église est large, plus le pasteur est distant de ses membres. Si c’est un vrai pasteur et que vous pouvez l’amener à admettre la vérité à un moment où il n’est pas sur la défensive, il vous dira certainement qu’il était plus heureux quand il était en charge d’un petit groupe. Tout ceci a pour but de dire, à mon avis, que les églises de maison plus biblique et efficaces en ce qui concerne la formation des disciples, leur multiplication et ainsi que celle des formateurs des disciples. J’ai compris cependant que mon opinion ne va pas changer très rapidement de centaines d’années de tradition religieuse d’église. Je prie donc les pasteurs institutionnels de faire quelque chose en vue d’amener leurs églises dans la direction tendant plus vers le modèle biblique de la formation des disciples. Ils peuvent déjà penser à former personnellement les futurs dirigeants ou initier le ministère de petits groupes. Ils peuvent organiser « un culte du dimanche primitif » où le bâtiment de l’église serait fermé et les gens se partageraient des repas dans des maisons et essayer de se rencontrer comme les chrétiens le faisaient dans les trois premiers siècles.
Les pasteurs qui ont de petits groupes dans leurs églises doivent penser à permettre à certains de ces petits groupes de former des églises de maison et voir ce qui se passerait. Si les petits groupes se portent bien et sont dirigés par des pasteurs ou superviseurs appelés par Dieu, ils doivent être capables de fonctionner de par eux-mêmes. Ils n’ont plus besoin de l’église mère comme c’est le cas des églises affiliées. Pourquoi ne pas les les liberer ? L’argent des membres qui va à l’église mère peut bien soutenir le pasteur de l’église de maison.
Le fait que je supporte les églises de maison signifie t-il qu’il n’y a rien de bon concernant les églises institutionnelles ? Pas du tout. Elles doivent être félicitées pour le degré de formation qu’elles donnent aux disciples. Leurs pratiques et leurs structures sont de fois des empêchements dans l’atteinte du but que Jésus nous a assigné et elles tuent souvent les pasteurs.
Que se passe t-il lors des rassemblements dans l’église de maison ?
Toutes les cellules ne sont pas tenues d’avoir la même structure et doivent être ouvertes à plusieurs variations. Chaque église de maison doit refléter sa propre culture et ses nuances sociales-raison pour laquelle ces églises peuvent être afficaces dans l’évangélisation, spécialement dans les pays qui n’ont pas de tradition culturelle chrétienne. Les membres des églises de maison n’invitent pas leurs voisins dans un bâtiment qui leur est totalement étranger où ils font des rituels qui leurs sont étranges - obstacles majeurs aux conversions. Au contraire, ils invitent leurs voisins à prendre un repas avec leurs amis.
Le repas d’ensemble est généralement l’élément majeur des rencontres des églises de maison. Pour beaucoup de ces églises de maison, ces repas incluent le repas du Seigneur et chaque église de maison peut décider comment faire ressortir de la meilleure manière sa signification spirituelle. Comme dit plus haut, le repas du Seigneur avait commencé comme un vrai repas de Pâque qui était plein de signification spirituel en soi. Célébrer le repas du Seigneur comme repas ou comme faisant partie du repas était le modèle apparemment suivi par les chrétiens de l’église primitive quand ils se réunissaient. A propos de premiers chrétiens, il est écrit : Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières… Ils étaient chaque jour tous ensembles assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur (Actes 2:42, 46).
Les chrétiens de l’église primitive prenaient littéralement les tranches de pain, les coupaient et se les partageaient entre eux, et ceci était fait pratiquement à chaque repas selon leur culture. Est-ce que le fait de rompre le pain durant les repas avait-il une signification spirituelle pour ces chrétiens ? La Bible ne dit rien de certain. Cependant, William Barclay, dans son livre, Le repas du Seigneur, dit : « Il n’y a pas de doute dans le fait que le repas du Seigneur avait commencé comme un repas de famille ou repas d’amis dans une maison privée. L’idée d’un petit morceau de pain et d’une petite coupe de vin n’a aucune relation du tout avec ce qu’il était à l’origine. Le repas du Seigneur était au début un repas de famille dans une maison remplie d’amis ». Il est étonnant de voir que tout étudiant de la Bible approuve ce que Barclay dit, mais l’église continue à suivre sa tradition au lieu de la parole de Dieu sur ce sujet !
Jésus avait ordonné à ses disciples d’enseigner leurs disciples à obéir à tous ses commandements. Ainsi lorsqu’il leur avait commandé de manger du pain et de boire du vin ensemble en souvenir de lui, ils pensaient que leurs propres disciples feraient de même. Cela se faisait-lors des repas ordinaire ? Cela semble certain comme lorsque nous lisons les paroles de Paul aux corinthiens : «Lors donc que vous vous réunissez, ce n’est pas pour manger le repas du Seigneur, car quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim pendant que l’autre est ivre» (1 Corinthiens 11:21-22).
Comment les gens qui n’ont rien seraient-ils dans la honte si ce qui a été fait n’était pas dans le contexte d’un vrai repas ? Paul faisait ressortir le fait que certains chrétiens de Corinthe qui arrivaient avant à ces rassemblements mangeaient leurs repas sans attendre l’arrivée des autres. Lorsque les autres arrivaient et qui étaient peut-être pauvres au point de ne pas apporter de la nourriture à partager lors du repas d’ensemble, ils avaient non seulement faim, mais aussi honte parce qu’il était clair qu’ils n’avaient rien apporter.
Immédiatement après ceci, Paul a écrit encore plus sur le repas du Seigneur, un sacrement reçu du Seigneur (1 Cor. 11:23) et il raconte encore ce qui s’est passé lors du premier repas du Seigneur (1 Cor. 11:23-24). Il avait alors mis en garde les corinthiens contre la prise de manière indigne la sainte cène. Il avait déclaré que s’ils ne se jugeaient pas eux-mêmes, ils pourraient manger et boire leur propre jugement qui amènerait la faiblesse, la maladie et même la mort précoce (1 Cor. 11:26-32).
Il avait conclu : Ainsi mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissez pas pour attirer le jugement sur vous (1 Cor. 11:33-34). Dans ce contexte, l’offense commise lors de sainte cène n’était pas pris au sérieux pa les autres croyants. Paul avait mis en garde ceux qui prenaient leur repas avant celui qui doit être pris ensemble, étaient en danger d’être jugé ou discipliné par Dieu. La solution était simple. Si quelqu’un avait tellement faim qu’il ne pouvait pas attendre les autres, il pouvait manger quelque chose avant de venir à la réunion. Et ceux qui arrivent avant doivent attendre les retardataires, un repas qui apparemment incluse la sainte cène.
Lorsque nous regardons le passage tout entier, il semble clair que Paul disait que si la sainte cène qui devait être prise, il fallait que ce soit d’une manière qui plaise au Seigneur, reflétant l’amour et la considération des uns des autres. Dans tous les cas, il est aussi clair que le cristal que l’église primitive pratiquait la sainte cène comme faisant part de repas dans des foyers sans clergé officiant. Pourquoi ne le faisons-nous pas ?
Le pain et le vin
La nature des éléments de la sainte cène ne constitue la chose la plus importante. Si nous voulons, luttons pour la parfaite imitation de la sainte cène originale du Seigneur, nous aurions connu les ingrédients exacts pour le pain et la nature exacte de raisin à partir duquel le vin était fabriqué. (Certains des pères de l’église des tous premiers siècles avaient prescrit que le vin devait être dilué avec un peu d’eau, sinon la pratique de la sainte cène serait impropre. Le pain et le vin étaient parmi les éléments les plus importants dans la préparation des repas des anciens juifs. Jésus avait donné une explication claire de ces deux choses qui sont incroyablement populaire, le repas que tout le monde consume presque chaque jour. S’il avait visité une autre culture et à une autre époque de l’histoire, le repas du Seigneur aurait pu être constitué de cerises et de lait de chèvre, ou du gâteau de riz et de jus d’ananas. Ainsi, toute boisson et toute nourriture peuvent bien symboliser son corps et son sang lors de repas d’ensemble entre disciples. La chose la plus importante est la signification spirituelle. Ne négligeons pas l’esprit de la loi pendant que nous réunissons à en garder la lettre !
Il n’est pas nécessaire que les repas ordinaires sont très solonnels. Les chrétiens de l’église primitive, comme nous l’avions déjà lu, « rompaient le pain de maison en maison… prenant leur repas ensemble, avec joie et sincérité de coeur » (Actes 2:46). Le sérieux est certainement recommandé pendant cette partie du repas lorsqu’on se souvient du sacrifice de Jésus et sue ces éléments sont consommés. L’examen personnel est toujours indiqué avant la sainte cène comme Paul l’a dit dans son avertissement solennel aux Corinthiens dans Corinthiens 11:17-34. Toute transgression de ce commandement de Christ qui demande de s’aimer les uns les autres est une invitation à la punition de Dieu.
Toute querelle ou toute division devait être réglée avant la sainte cène. Tout chrétien doit s’examiner et confesser ses péchés, ce qui est l’équivalent du « de se juger soi-même », pour reprendre les termes de Paul.
(A suivre)
Par David Servant
Ce texte a été tiré du livre :(Le Formateur Des Disciples, Chapitre quatre)
Source : www.shepherdserve.org
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