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Posté le 25 novembre 2007
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 Le message de Réveil que le Seigneur adresse à plusieurs d’entre nous ces derniers temps est un message très simple, capable de sonder notre âme. Il se résume ainsi : rien au monde ne peut empêcher le chrétien de marcher dans une communion victorieuse avec Dieu, et d’être rempli du Saint-Esprit, sinon le péché sous une de ces nombreuses formes. Et il n’y a qu’une seule chose capable de le purifier du péché avec tout ce que cela comporte de libération et de victoire : le sang de Jésus. Mais il est très important que nous comprenions ce qui confère au sang de Christ sa puissance, afin de réaliser dans quelles conditions cette puissance peut agir pleinement dans notre vie.

Qu’elles sont nombreuses, les grâces que l’Ecriture attribue à la puissance du sang de Jésus ! Il fait la paix entre Dieu et l’homme (Colossiens 1 :20) ; par la puissance de son sang, nous avons la rédemption, c’est-à-dire la rémission de nos péchés, la vie éternelle (Colossiens 1 :14 ; Jean 6 :54) ; par cette puissance, Satan est vaincu (Apo. 12 :11) ; par cette même puissance, nous pouvons être constamment purifiés de tout péché (1 Jean 1 :7), libérés de la tyrannie d’une mauvaise conscience, afin de servir le Dieu vivant (Hébreux 9 :14). Enfin, ce sang confère aux plus indignes le droit de pénétrer dans le lieu très saint, jusque dans la présence de Dieu, et d’y demeurer tout le jour (Hébreux 10 :19). Nous pouvons bien, en effet, nous demander quelle est l’origine de cette puissance !

Une deuxième question s’impose : Comment l’expérimenter pleinement ? Trop souvent, ce sang n’exerce pas en nous sa puissance purificatrice, pacificatrice et vivifiante, et trop souvent, aussi, nous ne demeurons pas tout au long du jour dans la présence et la communion de Dieu.

D’ou vient cette puissance ?

La réponse à cette question nous est suggérée par une expression du livre de l’Apocalypse : « le sang de l’Agneau » (Apo. 7 :14). Non pas le sang d’un guerrier, mais le sang de l’Agneau. En d’autres termes, ce qui, aux yeux de Dieu, confère une telle puissance au sang du Sauveur en faveur des hommes, c’est que celui qui l’a versé avait le caractère d’un agneau. Le titre d’Agneau, si souvent donné à Jésus dans les Ecritures, indique tout d’abord son œuvre expiatoire pour nos péchés. L’Israélite coupable, qui voulait être justifié devant Dieu, devait égorger un agneau (parfois un bouc), dont le sang était ensuite répandu sur l’autel. Jésus est l’accomplissement divin de tous les sacrifices d’agneaux offerts par les hommes - l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1 :29). Mais le titre de l’agneau a une signification plus profonde encore : il décrit son caractère, doux et humble de cœur, ne résistant pas et soumettant constamment sa volonté à celle du Père (Jean 6 :38), pour le salut des hommes. Tout autre que l’Agneau aurait protesté et résisté contre le traitement que les hommes lui infligèrent. Mais lui, par obéissance envers le Père et par amour pour nous, n’en fit rien. Les hommes firent de lui ce qu’ils voulurent, mais, pour nous sauver, il céda jusqu’au bout. Injurié, Il ne rendit pas l’injure ; maltraité, Il ne proféra pas de menaces. Il n’a pas fait valoir ses droits, ni rendu les coups. Quelle différence avec nous ! Lorsque la volonté du Père et la méchanceté des hommes Lui montrèrent comme but le Calvaire, Il baissa humblement la tête, l’acceptant aussi. C’est déja comme tel que l’annonce Esaïe : « Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a point ouvert la bouche ». (Esaïe 53 :7). La flagellation, la moquerie, les crachats, la barbe arrachée, la pénible marche au Calvaire, les clous, le côté percé, le sang répandu, rien de cela n’aurait eu lieu s’Il n’avait pas été l’Agneau - et tout cela  pour payer le prix de mon péché ! C’est ainsi que Jésus n’est pas seulement l’Agneau, parce qu’Il mourut sur la Croix, mais Il mourut sur la Croix parce qu’Il était l’Agneau.

Reconnaissons toujours cette caractéristique du sang. Chaque fois qu’on en parle, que nous nous rappelions la profonde humilité et l’abandon de l’Agneau, car c’est là ce qui confère au sang  sa merveilleuse puissance auprès de Dieu, en faveur des hommes. Dans Hébreux 9 :14, nous voyons le sang uni pour toujours à l’offrande volontaire de Jésus : « Combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu… ». Ce caractère a toujours été d’une valeur suprême aux yeux de Dieu. L’humilité, la nature de l’agneau, l’abandon de notre volonté à Dieu, voila ce que le Seigneur recherche dans l’homme. C’était dans le but de manifester tout cela que Dieu créa l’homme ; le refus de celui-ci de marcher dans cette voie constitua le premier péché et a toujours été, depuis, la quintessence du péché. C’est pour rendre au monde cette nature que Jésus est venu ; et c’est parce que le Père l’a vue en Lui qu’Il a pu dire : « Celui-ci est mon Fils, en qui je prends plaisir ». C’est parce que son sang répandu est l’expression suprême de cette nature qu’Il a, aux yeux de Dieu, un prix insurpassable et qu’Il est tout-puissant pour arracher l’homme à son péché.

La deuxième question

Comment pouvons-nous expérimenter pleinement cette puissance dans notre vie ? Notre cœur nous donne déjà la réponse, tandis que nous contemplons l’Agneau, baissant la tête pour nous au Calvaire. Nous ne pourrons faire l’expérience de la puissance de ce sang qu’en acceptant d’avoir en nous les mêmes sentiments qui étaient en Lui, en étant brisés comme Lui. De même que c’est le caractère de l’agneau qui confère au sang sa valeur, ce n’est aussi que dans la mesure où nous sommes prêts à être participants de ces mêmes dispositions que nous connaissons la plénitude de sa puissance dans notre vie. Et nous pouvons en être participants (Phillipiens 2 :5 ; 1 Corinthiens 2 :16), car elle a été rendue transmissible par sa mort. Tous les fruits de l’Esprit mentionnés dans Galates 5 - l’amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la foi, l’humilité, la tempérance - ne sont autre chose que l’expression même de la nature de d’agneau du Seigneur, dont le Saint-Esprit veut nous remplir. N’oublions jamais que le Seigneur Jésus, bien qu’élevé au trone de Dieu, est toujours l’Agneau, comme nous révèle le livre de l’Apocalypse, et qu’Il désire se reproduire en chacun de nous.

Sommes-nous prêts ?

Sommes-nous prêts à nous laisser transformer à l’image de l’Agneau ? Pour cela, il faut que le MOI, qui se défend et résiste aux autres, soit anéanti. Nous pouvons prier longtemps pour être purifiés de tel ou tel péché et pour retrouver la paix ; tant que nous ne serons pas prêts à être brisés sur le point en question et à être rendus participants de l’humilité de l’Agneau, rien ne se passera. Chaque péché que nous commettons provient du moi non brisé, d’une forme de l’orgeuil. Nous n’aurons pas la paix par le sang de Jésus avant d’avoir reconnu la source de chaque péché et transformé les sentiments qui l’ont provoqué en une repentance précise, qui est toujours humiliante. Il ne s’agit pas seulement d’essayer de ressentir l’humilité de Jésus. Non, il nous suffit de marcher dans la lumière et de laisser Dieu nous révéler tout péché en nous, pour l’entendre nous demander toutes sortes d’actes pratiques de repentance et d’abandon, qui ne manqueront pas de nous coûter, et cela souvent dans des choses qui paraissent secondaires et triviales. Cependant, leur importance peut être jugée par le prix qu’elles coûtent à notre orgeuil. Il se peut que Dieu nous montre que nous devons faire telles excuses ou restituer telle chose (Matthieu 5 :23-24 , Proverbes 28 :13). Ou bien, Il nous indiquera quelque chose à abandonner, quelque droit imaginaire. Il se peut encore qu’Il nous pousse à aller trouver celui qui nous a fait du tort, pour lui confesser le tort plus grand encore de lui en avoir voulu. Peut-être nous demandera-t-il aussi d’être plus ouverts vis-à-vis de nos amis, afin qu’ils apprennent à nous connaître tels que nous sommes véritablement, et que nous ayons avec eux une communion véritable. Il se peut que ces actes soient humiliants, cependant ils nous amènent au brisement pratique et à l’humilité de l’Agneau. Le sang pourra ainsi nous purifier de tout péché, et nous pourrons marcher avec Dieu, ayant sa paix dans le cœur.

Par Hession Roy

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