Que
Posté le 15 août 2007
Archivé dans Objectif Golgotha | |
Il se peut qu’un croyant soit en mésure de lire la doctrine concernant la croix, de l’étudier ou de l’expliquer, mais il ne reçoit pas nécéssairement la leçon de la croix et ne connaît pas réellement la croix proprement dite pour autant.
Tandis qu’en vue du service, je passais par le traitement de mon tempéramnet en compagnie de mes collaborateurs, le Seigneur ordonna de nombreuses croix pour moi. Je trouvai qu’il était difficile d’obéir, cependant, je savais intérieurement que si la croix m’était ordonnée par le Seigneur, il convenait d’obéir et de l’accepter, quelle qu’en soit la difficulté. Alors qu’il était sur terre, le Seigneur apprit l’obéissance par les choses qu’il souffrit ( Héb 5 : 5 Phil 2 : 5) Comment pouvais-je faire exception ?
Lorsque je commençai à apprendre à recevoir la leçon de la croix, je n’obéis pas pendant les huit ou neuf premier mois, bien que j’aie su qu’il était de mon devoir de me soumettre à la croix qui m’était ordonnée par le Seigneur. Enfin, je me décidai à obéir, mais cette décision ne dura guère ; lorsque survenait une situation réclamant mon obéissance, j’avais des difficultés à me soumettre et, j’étais rempli de penssées rebelles qui me mettaient mal à l’aise.
Depuis, j’ai dû reconnaître que la croix que le Seigneur avait ordonnée pour moi fut véritablement profitable. Cinq de mes collaborateurs avaient été mes camarades de classe depuis l’enfance , tandis que l’un d’eux, celui qui avait cinq ans de plus de moi, venait d’une autre région. Ces cinq étaient toujours de son côté, contre moi ; en tout cas, ils me condamnaient invariablement, disant que j’avais tort. Beaucoups de choses, que j’avais accomplies leur étaient attribuées. Quelquefois, lorsqu’ils rejetaient mes opinions, je grimpais sur une colline toute proche pour pleurer devant Dieu. Pour la première fois, j’expérimentai ce que signifie ” la communion de ses souffrances” ( Phil 3 : 10) Car si je ne pouvais avoir de la communion avec le monde, je ne pouvais jouir de la communion céleste.
Deux années après mon salut, je ne savais toujours pas ce qu’était la croix, et je commencai alors à en apprendre le leçon. A l’école en général, et dans ma classe en particulier, j’étais toujours classé premier. Je voulais aussi être le premier dans les affaires ayant trait au service de Dieu et, par conséquent, lorsque j’étais classé second, je désobéissais. Tous les jours, je disais à Dieu que c’en était trop pour moi, que je recevais trop peu d’honneur et d’autorité, et que tous étaient du côté de ce collaborateur plus âgé.
Aujourd’hui je peux remercier Dieu du fond du coeur et l’adorer pour tout ce qui est arrivé. Car cela fut pour moi le meilleur des apprentissages. Dieu me fit rencontrer de diffiultés parce qu’il voulait que j’apprenne à obéir et aussi, je lui dis que j’aceptais de n’être que le deuxième. Une fois disposé à ceder, je connus une joie qui était différente de celle que j’avais connue lors de mon salut, en ce sens que c’était une joie profonde qu’éntendue.
A maintes reprises durant les huit ou neuf mois qui suivirent, je fus disposé à être brisé et renoncer aux choses que je voulais faire, de sorte que je fus rempli de joie et de paix sur mon chemin spirituel. Le Seigneur s’était soumis à la main de Dieu, et j’étais désireux de faire la même chose. Le Seigneur, existant en forme de Dieu, n’avait point regardé comme une proie à arracher d’être l’égal de Dieu (Phil 2 : 6). Comment avais-je pu oser me placer au-dessus de notre Seigneur.
Lorsque je commencai à appredre l’obéissance, cela fut difficile au début mais par la suite, je trouvai cela de plus en plus facile, de sorte que je pus dire plus tard à Dieu que je choisissais la croix, que j’acceptais son oeuvre de brisement et mettais de côté mes propres idées.
Tiré du livre : Témoignage de Watchman Nee
Commentaires
Laissez une réponse