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Posté le 7 août 2007
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La croix de Christ est la chose la plus révolutionnaire que les hommes aient jamais connue.
La croix, à l’époque romaine, ne connaissait aucun compromis. Elle ne fesait jamais de concessions. Elle remportait toutes les discussions en mettant à mort ses opposants, et en les réduisant au silence une fois pour toutes. Elle n’a pas épargné Christ, et l’a mis à mort comme les autres. Il était vivant quand ils L’ont cloué sur cette croix, et complètement mort quand ils L’ont descendu de la croix, six heures plus tard. Ce fut là que la croix apparut pour la première fois dans l’histoire chrétienne.
Après la résurrection de Christ, Ses apôtres allèrent prêcher Son message, et ils ont prêché la croix. Partout où ils allaient, dans ce vaste monde, ils emmenaient avec la croix, et la même puissance révolutionnaire les accompagnait. Le message radical de la croix transforma Saul de Tarse; d’un persécuteur de chrétiens il devint un doux disciple de Christ et un apôtre de la foi.
La puissance de la croix changeait des hommes mauvais en hommes bons. Elle secoua les liens ancestraux du paganisme et modifia complètement l’aspect moral et intellectuel du monde occidental. La croix continua à agir et à transformer les gens aussi longtemps qu’on lui permit de rester ce qu’elle était originellement, c’est-à-dire une croix !
La puissance de la croix disparut quand on la transforma, d’objet de mort qu’elle était, en objet de décoration. Les hommes en firent un symbole, la suspendirent autour de leur cou comme ornement, ou en firent un signe magique destiné à écarter le diable. Au mieux, la croix devient un emblème sans puissance, au pire, un véritable fétiche. La croix est révérée aujourd’hui par des millions de gens, qui ignorent absolument tout de sa puissance.
La croix atteint son objectif en détruisant les plans de sa victime, pour mettre en oeuvre son propre plan. C’est ainsi qu’elle remporte tojours la victoire. Elle gagne le combat par la défaite complète de ses opposants, et leur impose sa volonté d’une manière absolue. La croix est toujours la plus forte. Elle n’accepte jamais de compromis, elle ne discute jamais, ne marchande jamais, ne cède jamais rien sous prétexte d’avoir la paix. Elle ne se soucie pas de faire la paix. Sa seule préoccupation, c’est de faire cesser toute opposition aussi rapidement que possible.
C’est danss une parfaite connaissance de ces choses que Christ a dit : “Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suivre” (Matthieu 16 : 24)
Ainsi, non seulement la croix a mis fin à la vie de Christ, mais elle met aussi fin à notre première vie, à la “vieille” vie de tous Ses véritables disciples. La croix détruit l’ancien régime, celui d’Adam, dans la vie du chrétien, et y met fin définitivement. Mais c’est alors que le Dieu qui a ressucité Christ d’entre les morts ressucite aussi le chrétien, et qu’un nouvelle vie commence.
C’est cela le vrai Christianisme. Rien de moins. Pourtant, nous ne pouvons que constater que cette conception diverge nettement de la conception de la plupart des chrétiens évangéliques aujourd’hui. Mais il nous est impossible d’édulcorer notre position. La croix s’élève bien au -dessus des opinions des hommes. Devant cette croix, toutes les opinions personnelles devront venir en jugement. Des conducteurs superficiels et mondains veulent modifier la croix, pour répondre aux souhaits de petits saints avides de divertissements, qui sont prêts à venir rechercher leur plaisir jusque dans le sanctuaire. Suivre cette voie, c’est aller au-devant d’un désastre spirituel, et risquer d’encourir la colère de l’Agneau, devenu Lion.
Il nous faut faire quelque chose au sujet de la croix. Nous n’avons qu’une alternative : nous fuir, ou mourir sur elle. Si nous sommes assez insensés pour fuir, nous abandonnerons par cet acte la foi de nos pères, et nous ferons du Christianisme autre chose que ce qu’il est. Il nous restera plus que le langage creux du salut. En nous éloignant de la vraie croix, la puissance s’éloignera aussi de nous.
Si nous sommes sages, nous ferons ce que Jésus a fait : souffrir la croix et mépriser son ignominie, en vue de la joie qui nous est réservée. Faire cela, c’est soumettre notre vie tout entière à la destruction, et accepter qu’elle soit construite dans la puissance d’une vie éternelle. Nous découvrirons alors qu’il s’agit de bien plus que de poésie, de cantiques mélodieux et de sentiments élevés. La croix tranchera dans notre vie là où cela fait le plus mal. Elle n’épargnera ni notre réputation si soigneusement cultivée, ni notre vie personnelle. Elle nous vaincra, et mettra fin à notre vie égoïte. Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons nous relever dans la plénitude de la vie, d’une vie entièrement nouvelle, libre et remplie d’oeuvres bonnes.
Le faite que l’orthodoxie chrétienne moderne ait remplacé la vraie croix par celle que nous voyons aujourd’hui ne prouve pas que c’est Dieu qui ait changé, ni que Christ ait adouci Sa volonté de nous voir porter notre croix. Cela sigifie plutôt que c’est la Chrétienté qui s’est écartée des exigences exposées dans le Nouveau Testament. Nous nous sommes écartés si loin, en réalité, qu’il ne nous faut rien moins qu’une nouvelle Réforme pour restaurer la croix à sa vraie place dans la théologie et dans la vie de l’église.
Article de Aiden Wilson TOZER
Source : http://www.paroledevie.org/
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