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Posté le 10 juillet 2007
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Marc 8 : 31-32

Partout dans notre pays, dans nos campagnes, aux carrefours dangereux, nous trouvons des croix. Elle est le symbole même du christianisme, tant il est vrai qu’il n’y a pas de foi chrétienne sans la croix.

L’ombre de la croix s’est profilée tout le long de la vie du Seigneur. Dès sa naissance, Siméon, au Temple, en fait allusion en parlant de cette « épée » qui transpercera l’âme de Marie, prophétie des souffrances du Seigneur. Jean-Baptiste le désigne comme « l’agneau de Dieu », évoquant le sacrifice de l’agneau. C’est à la croix que cet « agneau » va donner sa vie pour l’homme.

A ses disciples il va, progressivement, révéler ce but de sa venue dans le monde, et en pleine connaissance de ce qui l’attend.

8 : 31-32 : 1ère annonce de sa mort et de sa résurrection le 3ème jour (détail important). Il révèle ainsi qu’il est le Christ Sauveur, l’envoyé de Dieu. Pierre refuse l’idée de la mort de Jésus. Le reproche sévère que lui fait le Seigneur montre qu’au plan humain c’est une folie que la croix, mais au plan de Dieu c’est une sagesse en vue du salut éternel de l’homme pécheur. Ne vous opposez pas au plan de Dieu, croyez en la sagesse de Dieu. La croix était au centre de la pensée de Jésus. A douze ans il pouvait dire : Il faut que je m’occupe des affaires de mon Père (Luc 2 : 41-50). Il savait ce qu’était Dieu pour lui, son Père ; il savait pourquoi il était en ce monde.

9 : 30-32 : Nouvelle annonce de la croix. Les disciples ne comprennent pas cette parole. Et vous, la comprenez-vous ?

10 : 32-34 : 3ème annonce de la croix. Notons comment Jésus sait tout ce qui va lui arriver : crachats, coups… Mais il est déterminé à accomplir jusqu’au bout tout ce qui est écrit de lui. Jésus n’ignorait pas que sa mort serait violente, mais il savait aussi et surtout qu’elle répondait au dessein de Dieu.

14 : 35-41 : c’est pour cette heure là qu’il est venu dans le monde. Dans l’évangile de Jean Jésus parlera de « Son heure » (7 fois: 2 : 4 , 7 : 8-30, 8:20, 12:27-28, 13:1, 17:1).

Anecdote :
Cicéron, célèbre orateur politique de la Rome antique, a déclaré un jour devant le Sénat : « Lier un citoyen romain est un crime, le flageller est une abomination, le mettre à mort n’est rien d’autre qu’un meurtre, le crucifier, comment en parler ? Il n’existe pas de mots pour décrire une action aussi horrible ! »

Les Romains réservaient la crucifixion aux esclaves et aux étrangers, coupables de meurtre, de vol à main armée ou de rébellion. La croix était tout autant abjecte pour les Juifs qui voyaient dans la mort d’un crucifié la malédiction divine (Deutéronome 21:23).

Pourquoi les chrétiens ont-ils fait de la croix le symbole du christianisme ? Pour quoi n’ont-ils pas chois un signe moins provoquant ?

Par fidélité à leur Seigneur. Sa mort constitue, pour l’Evangile et le croyant, le point central de l’humanité. Sans la mort de Jésus, il n’y aurait eu pour nous aucun espoir de salut. L’apôtre Paul désignait l’évangile comme « la parole de la croix » qui est « la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 1 : 18).

Les deux images les plus populaires de la foi chrétienne : un enfant couché dans une crèche, et un homme cloué sur une croix. La première est une image de joie, la seconde de souffrance. Il a souffert la croix pour vous.

(Philippe Bak, le 05 Février 2004 )

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